29 novembre 2010

viens dont faire un p'tit tour dans mon appartement frette.. (les cowboys fringants)

il y a longtemps que je n'avais pas écrit ici, principalement parce que je n'avais pas quitté un périmètre englobant londres & bedford depuis manchester & liverpool. alors, alors. bonjour, paris. j'ai passé la dernière fin de semaine en france, essentiellement pour le travail, mais aussi pour renouer avec la ville lumière et y retrouver deux amies du québec, geneviève et éliane. paris à qui l'automne va si bien.

puisque c'est le travail qui m'amenait en france, donc, mes visites touristiques ont été réduites à une journée et demie (sur quatre jours passés en sol français!), mais j'en ai tout de même profité pour aller m'extasier devant les décorations de noël qui ornent les champs-élysées et qui bordent l'avenue depuis la roue de paris jusqu'à l'arc de triomphe.




j'en ai aussi profité pour revisiter des classiques: ballades aux abords de la seine, sur les champs de mars, sur les grands boulevards (bonjour, saint-michel et saint-germain). j'en ai aussi profité pour me gaver de crêpes bretonnes et pour aller voir une exposition que plusieurs personnes m'avaient vantée: basquiat au musée d'art moderne. à voir si vous prévoyez faire un détour vers paris prochainement (soit avant janvier!). :)

au retour, je me suis bien marrée quand l'annonceur a dit, alors que des gens commençaient à sortir du train, «en raison des conditions météorologiques, veuillez être prudents lors de votre sortie.» je me disais: «mais de quoi il parle? du millimètre de neige qui recouvre le sol?» peu importe, l'hiver est vraiment arrivé en angleterre pendant que je n'y étais pas, me permettant d'apprécier follement les maisons si bien isolées (not). décembre est à peine à nos portes que j'appréhende déjà le froid de janvier. (et il se pourrait bien que le prochain anglais qui me dit "but you're canadian anyway! you're used to this" se mérite une série d'insultes sur la qualité de son système de chauffage.)
au moins, il y a des prix de consolation: décembre signifie arcade fire à londres, une virée en slovaquie, une virée au portugal et une virée au danemark. :)

& pour terminer, une photo que ma mère trouvera certainement mignonne: la rue du chat qui pêche. :)

08 novembre 2010

i would walk 500 miles, and i would walk 500 more, just to be the man who walks a thousand miles to fall down at your door (the proclaimers)

à liverpool, j'ai découvert que paul mccartney était beaucoup plus sexy quand il était jeune que dans mes souvenirs-de-photos-de-beatles-dans-les-années-'60. à manchester, j'ai découvert mon premier cheveu blanc (!!!). de retour à bedford, j'ai montré aux anglais à quoi pouvait bien ressembler une québécoise qui marche 8 kilomètres avec un parapluie qui se retourne à chaque trois pas à cause du vent torride (& heureusement que les anglais ne comprennent pas ce que signifient les - nombreux - sacres que j'ai décochés à la température. fin de cette parenthèse météorologique, mais qui m'a tout de même fait détester la grande-bretagne pour la première fois en un mois et demi).

sur une tout autre note, l'angleterre a vêtu ses habits de noël depuis quelque temps, mais ceux de liverpool sont particulièrement funky.

& oui, liverpool, la ville des beatles. et qui dit «beatles» dit «cavern club», où nous avons passé notre première soirée au plus grand bonheur de marie-andrée, fan invétérée dudit groupe anglais. & quelle chance nous avons eu de tomber sur la soirée «hommage aux beatles» qui a lieu tous les jeudis. le groupe qui jouait leur ressemblait comme deux gouttes d'eau, en plus (ou quatre, si vous comptez quatre membres).

& qui dit «beatles», encore une fois, dit «beatles story» (le musée) et «autres éléments représentatifs du groupe», comme penny lane. c'est donc un duo bonfire night (ou guy fawkes night) & penny lane qui nous attendait vendredi soir. (pour faire une histoire courte, guy fawkes a tenté de faire exploser westminster palace le 5 novembre 1605 et il a échoué (ce dont on se doute!). l'évènement est désormais souligné chaque 5 novembre avec des feux de joie et des feux d'artifice. voélà.) liverpool avait un peu des allures de bagdad pour l'occasion (ou plutôt de ce que je suppose être des allures de bagdad...): si une bonne partie de la population se rejoint dans les parcs pour les feux «officiels», certains font exploser leurs propres feux d'artifice dans leur cour, ce qui donne une soirée d'explosions sourdes aux quatre coins de la ville.

«« penny lane is in my ears and in my eyes
there beneath the blue suburban skies »»

& puis, c'est manchester et sa grande roue (trois tours pour 5,50£, woop woop, on est contents!) qui nous a accueilli de samedi à dimanche. liverpool & manchester, deux villes tout de même marquées par la modernité et la période industrielle, mais intéressantes à visiter et à voir.

il y a longtemps que je n'ai pas vu londres, alors ce sera londres qui me verra cette fin de semaine. & le portugal est l'heureux gagnant du dilemme «mais où donc aller du 17 au 21 décembre?» :) en espérant que marie-christine et moi puissions avoir un peu de soleil en ce mois de décembre qui s'annonce quelque peu frisquet!

01 novembre 2010

je ne suis pas revenu pour revenir / je suis arrivé à ce qui commence (gaston miron)

& voilà, les vacances sont déjà terminées, je retourne en classe dès demain matin, la tête pleine de lacs, de montagnes, de châteaux... merci, le monde. merci, l'écosse.

marie-christine et moi avons commencé notre périple à edinburgh le 23 octobre. deux petites journées tranquilles, à visiter, à errer dans la ville, à magasiner des souvenirs clichés hot, à boire du cidre dans les pubs et à manger des biscuits au beurre écossais.

edinburgh, mile street

l'apogée de notre voyage se trouve toutefois quelque part entre edinburgh et skye, perdue dans les highlands. nous avons roulé et roulé et roulé à travers les montagnes, les yeux toujours plus grands au fur et à mesure que nous atteignions le nord. malheureusement, une image vaut difficilement mille mots dans le cas de l'écosse: tout était tellement plus grandiose sur place.

la campagne écossaise & le début des highlands

eilean donan castle

marie & moi, vraiment trop contentes de boire du cidre scottish, dans un pub sur l'isle of skye

kilt rock, isle of skye

randonnée dans les highlands, isle of skye

glen coe

après les trois jours à skye, nous sommes revenues deux nuits à edinburgh, puis sommes parties pour deux nuits à glasgow. et à glasgow, il y a des biiin beaux pubs. c'est hier que nous sommes revenues de notre séjour de 9 jours au pays des moutons, du carreauté et de la cornemuse.

j'ai trois amies du québec qui débarque cette semaine en angleterre. je vais les rejoindre ce jeudi à liverpool, d'où nous partirons pour manchester ce samedi. ce sera donc à liverpool que nous aurons droit aux feux d'artifice du guy fawkes night (j'expliquerai ce dont il s'agit dans un prochain épisode, en attendant, wikipédia est votre ami!). :) le québec en angleterre, woah, quand même! :)

je cherche désespérément un endroit où aller du 16-17 au 20-21 décembre (avant l'arrivée du frangin roux!). tout commence à être dangereusement cher, bouhouhhh.

18 octobre 2010

we get on the same train and he wants to talk / but there is too much history, too much biography between us (belle & sebastian)

finalement, en fin de semaine passée, ce n'est pas vers cambridge que j'ai dirigé ma route, mais plutôt vers oxford, ville anglaise également reconnue pour son université. quatre heures d'autobus pour 8£, on dit: «merci, transports en commun britanniques d'être si bien développés!»

bon, si l'université laval pouvait être aussi «wow» que l'université d'oxford et être dans une ville aussi sympa, je vous jure que ce serait le bonheur total. au passage, comment on appelle l'université d'oxford ET l'université de cambridge quand on veut parler des deux en même temps? oxbridge, baby.


puisqu'il vaut mieux explorer des contrées bien accompagnée, j'étais entourée de quelques «crazy fla» du coin (fla = foreign language assistant). de gauche à droite: josé le chilien, david l'allemand, zahia la française et moi-même, seule québécoise contre l'adversité. nous avons dîné dans un pub ô combien british (que l'on pourrait renommer «best pub ever») et bu de la ale locale, question de mieux retourner errer dans oxford et visiter l'université sans payer (astuce pour les touristes: rangez vos caméras, suivez les étudiants et prétendez en être. quoi de mieux pour économiser 2£. ah, «comment ne pas payer le métro à barcelone» suivra dans un prochain épisode).

miam miam, de la bouffe de pub

zahia, david, ma grosse face & mes nouvelles bottes, et josé

je dois me confesser: j'ai un kick sur les massimo lattés du costa coffee. et j'ai encore plus un kick sur leur publicité. je vais épouser le costa. fin de la confession.

aujourd'hui, une year 13 (la dernière année avant l'université) m'a dit, après 30 minutes de conversation, que j'étais l'assistante la plus gentille qu'elle a eue depuis qu'elle apprend le français (en year 5). semble-t-il que l'assistante de l'année passée était «so mean». tsé, le genre de commentaire qui fait ta journée. :)

demain, je m'en vais à londres, et je n'irai pas faire de cinéma, lalalaa.

& il ne me reste plus qu'une journée de travail avant 12 jours de congé (!) et SCOTLAND mon ami(e) avec marie-christine-dont-je-m'ennuie (c'est le moment où tu verses une larme en lisant ceci, fille!). (je vois une main levée, réponse à la question: «oui, des fois, je travaille.»)

14 octobre 2010

je cherche un soleil chaque matin d'automne (dumas)

top 3 d'expressions anglaises (plutôt communes et fréquentes) à ajouter à mon vocabulaire usuel d'ici mai 2011:
1. brilliant!
2. as well
3. actually

12 octobre 2010

do you wanna come over and kill some time? tell me facts, tell me facts, tell me facts, throw your arms around me (bloc party)

londres (2-3 octobre) fut évidemment à la hauteur de ce qu'elle est et de mes souvenirs. autrement dit, londres a été à la hauteur de londres (et de son mythe!). le borough market, tower bridge, trafalgar square, westminster palace, de la london pride dans un pub sur le bord de la tamise, des amis géniaux, un restaurant de pizza de type «all you can eat» (!!), oxford street... que demander de plus? ;)

mon futur loft sur le bord de la tamise, à londres

la fin de semaine passée (9-10 octobre), je suis allée à leeds avec claire (qui y habite) et véronique. j'ai travaillé avec les deux il y a trois ans en france et le hasard a voulu que nous soyons toutes les trois en angleterre au même moment. :)

à leeds, «les vendeurs sont r'venus dans l'temple»

la semaine passée, j'avais une journée de formation avec tous les assistants de bedford, ce qui fait que j'ai désormais une quinzaine de nouveaux amis français, allemands (!), espagnols, italiens, etc., avec qui sortir dans les pubs de bedford. :D

j'ai également commencé à travailler la semaine passée (le 4 octobre) et moi qui ne pouvais pas m'imaginer en prof de maternelle, me voilà en train de passer deux journées par semaine à pratiquer «comment tu t'appelles? ça va? quel âge as-tu? quelle est la date de ton anniversaire?» avec des élèves d'une lower school (± le premier cycle du primaire) et d'une middle school (± le deuxième cycle du primaire), armée de toutous, de flash cards, des comptines... je rencontre mes a-level (upper school, l'équivalent grosso modo du secondaire 5/cégep 1) demain, j'ose espérer pouvoir avoir des conversations plus évoluées avec eux, sinon on repassera pour la stimulation intellectuelle.

siiinon, j'essaie d'adopter la philosophie de «faire des voyages plus difficilement accessibles en partant du québec» (ie. bannir l'espagne, la france (quoique je suis obligée d'aller à paris en novembre), l'italie...), ce qui fait que, ayant commencé à planifier mes escapades de décembre, j'ai réservé une fin de semaine de quatre jours à bratislava, en slovaquie. & j'essaie également de convaincre mon frère d'aller passer noël au danemark (hello, mon frère).

dans un avenir plus rapproché (et dans une chronologie discursive un peu boiteuse), je reste à bedford toute la fin de semaine, mais je prévois aller passer une journée à cambridge, mythique ville universitairement reconnue.

sur une note tout aussi positive, traverser des rues me demande de moins en moins d'efforts cognitifs (on se souvient que les anglais ne conduisent pas du même côté que nous, et qu'il faut donc regarder droite-gauche-droite et non gauche-droite-gauche!). je m'attends à être complètement mêlée quand je retournerai sur le continent.

et même si je m'ennuie de toi
je suis bien là-bas,
dans la paix et le doute
de chaque pouce d'autoroute
- vincent vallières

01 octobre 2010

j'ai gagné des villes en espérant m'y rencontrer / mais je n'étais jamais au rendez-vous (daniel bélanger)

ce billet sera grandement teinté d'ethnocentrisme, qu'on se le tienne pour dit!
après un peu moins de deux semaines passées ici, je peux maintenant confirmer qu'il y a des choses que, même rationnellement, je n'arrive pas à comprendre avec l'angleterre.

l'isolation des murs. les murs sont probablement faits en carton pour laisser autant passer l'humidité de l'extérieur (ça fait deux jours que mon linge tente désespérément de sécher dans le salon sans pour autant y arriver), mais, surtout, les bruits ambiants. j'entends mes voisins (pas ceux qui habitent en-dessous, mais bien ceux qui sont dans la maison D'À CÔTÉ, maison qui n'est pas collée sur la mienne) écouter la télé toute la nuit. si quelqu'un me demande pourquoi le chauffage coûte si cher en angleterre, je crois que je pourrai répondre que le problème n'est pas avec le prix de l'énergie, mais bien avec la construction des maisons.

l'habillement des gens quand il pleut. je sais pas, un parapluie, un imper, quelqu'un? mais pas un t-shirt et rien d'autres, s'il vous plaît.

* *
*

je file à londres de samedi matin à dimanche soir, accompagnée de marie-christine et de fredou (fier londonneur depuis plus d'un an déjà). & c'est la rentrée au boulot lundi matin. gros mois d'octobre en vue, avec le contrat ici, les travaux universitaires, londres, leeds, & surtout l'écosse. :) (& novembre est déjà presque tout autant occupé, avec manchester, liverpool, oxford et paris.)

29 septembre 2010

le soleil brille à barcelone, un américain feel alone. il ne sait pas ce qui l'attend, au coin de la rue en rentrant (jean leloup)

barcelone, barcelone. si ce n'était pas siii quétaine, je me serais probablement acheter un chandail «i love barcelona» (mais, malgré tout, mon appréciation de la ville ne dépasse pas l'entendement, faut s'entendre!).

alors, alors. à barcelone, j'allais voir mon ami keven, exilé québécois au pays des tapas, qui habite la ville depuis déjà plus d'un an. et ce n'est pas peu dire: il habite environ à 3,2 secondes de marche de la rambla (3,2 secondes auxquelles il faut ajouter les 15 minutes nécessaires pour descendre les marches qui mènent à son appartement). & débarquer en pleine rambla un vendredi soir, alors que la mercè (grosso modo une fête nationale pour les barcelonais(es) qui dure quatre jours) bat son plein, c'est «dépaysant» quand la destination de provenance est la tranquille ville de bedford. mais ça fait franchement du bien pour le plein de vitamine d (ô soleil, soleil!) et de foule.

en vrac, nous avons visité les passages touristiques obligés, mais évidemment trèèès jolis (et bondés): le montjuïc («montagne» qui offre une splendide vue sur la ville et où se trouve le stade olympique (© 1992)), le musée picasso, le parc de la ciutadella, l'arc de triomphe, la sagrada familia, l'architecture de gaudi, le parc guëll, la plage, alouette, je te plumerai.

la mercè (on se souvient, la «fête nationale des barcelonais») nous a néanmoins permis de voir:
a) une vingtaine de minutes de belle and sebastian dans une foule plutôt «jam-packed», à cinq minutes de la sagrada familia. lovely malgré le manque d'aération dans la foule.
b) les feux d'artifice qui clôturaient la mercè, lancés derrière la palau nacional, et accompagnés de jeux de lumières des fontaines magiques et de la trame sonore la plus funky de toute l'histoire des trames sonores de feux d'artifice (de i'm yours à gangsta's paradise, en passant par here comes the sun).


la casa batllo

le parc guëll

la plaaaaage

sinon, me voilà de retour en angleterre, là où il pleut et fait tellement humide que j'ai un bad hair day perpétuel (je frise presque, ce n'est pas peu dire). néanmoins, nous avons réussi à revenir en angleterre comme prévu parce que les planètes étaient bien alignées pour nous: le 29 septembre (aujourd'hui, donc), c'était grève nationale en espagne (incluant les contrôleurs aériens) et déjà, hier, des vols ont été annulés (salutations aux passagers qui ont attendu en vain leur vol vers paris en partance de barcelone) ou retardés.

23 septembre 2010

mais où t'en vas-tu? je marche à pas de loup vers le beau grand jamais-vu (michel rivard)

alors, par où commencer? par le commencement, direz-vous. (««tout a commencé là, quand l'avion a décollé... oh là, non, ce n'est pas une histoire d'avion qui décolle. ou plutôt si, c'est une histoire de décollage...»» - l'auberge espagnole)
alors, je suis partie de québec le 20 septembre en soirée, pour arriver à londres le 21 au matin. quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'on voit très très bien la tamise, tower bridge, le parlement, le london eye, hyde park, alouette, quand on atterrit à heathrow. ça sonne vraiment comme «bienvenue à londres, les amis!». :)

mais bon, ma destination finale n'était pas londres, mais bien bedford, où j'habiterai et travaillerai pour les prochains mois. on dit «bonjour, bedford!», en commençant avec une photo d'un pub parmi taaant d'autres: «bonjour, bedford!»

ce qui est sympa avec ce pub, c'est qu'il est juste devant la rivière, rivière qui est d'ailleurs au coin de ma rue, à environ trois secondes de marche.

j'ai passé les dernières 48 heures à m'installer dans mon appartement et à faire des aller-retours entre chez moi et le centre-ville pour m'équiper de quelques trucs essentiels qu'il me manquait pour «désembordeliser» ma chambre (des supports à linge, un must!). pour le moment, j'arrive à peu près à ce stade présentable. (une couette à 18£, on aiiiime!)

si l'arbre est dans ses feuilles, ma chambre est dans une maison, que voici:

c'est quand même étrange que d'arriver face à face avec des bâtiments, des rues, qu'on a regardés souvent via google street view (!). comme quoi le monde que l'on voit dans notre écran d'ordinateur, il EXISTE vraiment!

j'ai brièvement rencontré l'équipe de profs avec qui je travaillerai et tout le monde semble très sympa, ça s'annonce plutôt bien! prendre le four o'clock tea, ça démarre toujours bien des relations de travail. ;)

côté anglais, ça se passe moins bien... ;) j'ai réussi à m'ouvrir une compte de banque toute seule comme une grande (et à comprendre les différences entre tous les types de compte!), mais je n'ai RIEN compris quand un vendeur itinérant m'a arrêtée à ma sortie de la banque. comme quoi je devrais refaire ma vie et être une comptable anglaise, mais pas une acheteuse compulsive de trucs random. (et j'ai également réalisé, en allant m'acheter des draps, que «draps contours» ne faisait pas partie de mon vocabulaire usuel en anglais... (pour votre info, c'est «fitted sheet»))

demain, je file (!) à barcelone pour quatre jours avec marie-christine, une autre assistante québécoise, qui, elle, habite au sud de londres (alors que je suis au nord). je prévois également aller passer ma relâche d'octobre en écosse avec elle. c'est la fin du temps où j'étais une voyageuse solitaire! ;)

cheers!

14 septembre 2010

fais de moi ton peuple entier / invente une langue pour me nommer (yann perreau)

parce que je n'ai rien de bien bien excitant à raconter (outre le fait que je serai à barcelone du 24 au 28 septembre!), & parce que je ne pars pour l'angleterre que dans six jours et que je ne sais toujours pas ce qui mérite de se retrouver dans mes bagages des neuf prochains mois, je vais plutôt laisser la place à xavier, oui, oui, xavier, de l'auberge espagnole:

«« quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective. des suites de bâtiments vides de sens. tout est inconnu, vierge. voilà, plus tard, on aura marché dans ces rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ces bâtiments, on aura vécu des histoires avec des gens. quand on aura vécu dans cette ville, cette rue on l'aura prise dix, vingt, mille fois. au bout d'un temps, cela nous appartient parce qu'on y a vécu. »»

18 juin 2010

and you know that she's half crazy / and that's why you wanna be there (leonard cohen)

parce qu'il faut un jour J, ce sera le 20 septembre (2010). québec-londres. retour le 27 juin (2011). londres-québec.

& parce qu'il faut bien un endroit pour vivre, ce sera bedford. tout juste au nord de londres, à 30 minutes de train. entre cambridge et oxford.

& parce qu'il faudra voir le plus d'endroits possibles avant de rentrer, ce sera l'écosse. la république tchèque. l'autriche. la hongrie. le portugal. l'espagne. l'islande. la pologne. l'allemagne. la lettonie. l'estonie. la lituanie.

& parce qu'il faudra repartir, une fois revenue, ce sera la chine.

je n'ai pas peur de la route
faudra voir, faut qu'on y goûte
-
noir désir

01 février 2010

playing out my very last chance to run, run, run, run / don't look back, you're moving too fast (martha wainwright)

il reste juste de la limaille de rêve sur le plancher.
-
vincent vallières

parce que. voilà. parfois, même si on sait qu'on va repartir, vaut mieux repartir à neuf.

une parcelle de la suisse et de l'angleterre en avril-mai. et la france, aussi, avec un retour aux premières découvertes. je me demande à quoi vont ressembler ces endroits, vides des gens que j'y ai connus.

& peut-être l'incarnation de j'erre de dumas dès septembre. peut-être, peut-être.
dis-moi comment c'est / comment c'est aujourd'hui en angleterre / ici à montréal il neige, il neige / c'est d'une beauté à geler toute douleur / rappelle-moi le jour de tes vingt-cinq ans / si j'ai l'argent, je te rejoins au printemps.
:)